maîtrise d’oeuvre : Romain Gourdon
artisans : François Pinguet EIRL (terrassement) / Laurent Jardy (fondations, enduits façade) / Matthew White (création d’ouverture en pierre de taille) / Grégoire et Breuil (menuiseries extérieures) / Maxime Larabi, L’Esprit du Lieu (cuisine) / Trullen (électricité, ventilation, plomberie, sanitaire) / auto-construction accompagnée (démolition, isolation, plâtrerie, peinture, ossature bois, couverture, bardage).
Cette petite maison de rue en pierre (mitoyenne sur un pignon seulement) a malheureusement subi après guerre des travaux qui ont dégradé son état (enduit ciment, peintures hydrofuges) au point où l’eau « perle » une bonne partie de l’année en intérieur des murs (source à la cave). Mission impossible d’obtenir suffisamment de confort avec les radiateurs électriques à inertie. Par ailleurs, le budget manifestement serré à la construction a imposé des dimensions très modestes et peu d’ouvertures qui sont côté rue, la façade jardin est aveugle. L’ajout de la salle de bain et du WC dans les années 1960 à l’arrivée de l’eau courante dans la rue a été fait sommairement sans revoir la distribution (un WC dans une chambre, une salle de bain accessible de l’autre).
Le projet a été l’occasion d’une remise en question du plan pour adapter la distribution et décloisonner le rez-de-chaussée. Deux ouvertures ont été percées en façade Nord-Ouest rendant la pièce principale traversante et plus lumineuse. Une extension ossature bois sur le pignon libre accueille le bois de chauffage, les outils de jardin et le vélo électrique qui ne trouve pas leur place dans la petite surface d’origine.
Les travaux de purge des enduits hydrofuges ont mis à jour la cheminée en brique jusqu’alors cachée sous une faïence type métro parisien. Les lieux sont maintenant sains (plus de soucis d’humidité), confortables et économes à chauffer.




Finitions : plaques de plâtre peintes en plafond et murs / enduit plâtre sur cloison brique / sol flottant liège et moquette (carrelage cuisine et parquets pin conservés).
Techniques employées pour l’enveloppe : ouate de cellulose insufflée 200mm entre plancher existant et plafonds latti-plâtre existant avec complément 150mm entre lambourdes dans les combles (qui restent circulables) / isolation des murs par l’intérieur avec 150mm de ouate de cellulose insufflée en ossature bois sous membrane hygro-variable (liège expansé en vrac dans les zones à risque) / menuiseries bois-alu double-vitrage / polystyrène 100mm de seconde-main en sous-face de plancher poutrelle-hourdis existant sur cave.
Rupture pont thermiques : continuité de l’isolant au niveau des cloisons (découpe cloison).
Systèmes : chauffage poêle bûche fonte / eau chaude sanitaire par ballon électrique de re-emploi / renouvellement d’air simple-flux décentralisé très basse consommation et pression acoustique (1W/13dB).